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dimanche 25 avril 2010

Amed again, pour plonger

Salut les policiers de merde,


Hier soir nous avons loué une caisse pour deux jours.

Un belle Toyota Kijang, toute pourrie mais qui est grande.

On fourre nos sacs dedans et nous voilà parti de nouveau pour Amed où nous voulons plonger sur l'épave du Liberty, un navire ricain torpillé par les Japonais.

Malheureusement, Jean Philippe (nous l'appellerons ainsi pour garder son anonymat de gros enculé) en a décidé autrement.

Il nous demande de nous arrêter, veut mon permis et la carte grise.

Aucun souci j'ai ce qu'il faut. 

Il prétexte l'absence du port de la ceinture pour demander 300 000 Rupiahs oralement, puis 400 000 sur le "pv".

Les ceintures ne marchent pas, je voyais mal l'utilité de la mettre. A présent je la vois.

On décide qu'on ne parle pas anglais et il nous fait garer sur une voie privée au bord du "périph".

Nous on ne comprend pas (en fait on comprend mais on fait exprès). Lui réclame son fric sinon il ne rend pas la carte grise.

Dialogue de sourd. Tentative délibérée de notre part de l'emmerder jusqu'à l'os pour pouvoir repartir sans payer.

Le garçon est coriace. Les employés de l'entreprise à qui nous bouchons le passage commencent à s'échauffer.

Mais nous on parle pas anglais. C'est bien connu les français ça parle pas anglais.

Soit disant le loueur arrive, mais on n'est pas sûr, le flic ne veut pas parler bakshish parce qu'on a pris des photos de la situation.

Des photos où on voit sa tête et sa plaque d'immatriculation. On attend.

Les employés ne tiennent plus, il faut bouger la caisse pour laisser la voie libre. Nous on décide que sans carte grise on ne peut pas bouger la voiture.

La pression de la pression qui met la pression à la pression.

On perd un temps fou. Les employés sortent le fenwick pour déplacer la caisse. Ca commence à être n'importe quoi.

Jeanne monte sur le fenwick pour empêcher ça. Les voix s'élèvent.

On pousse la bagnole et on commence à parler sérieusement bakshish avec Jean Philippe.

Il veut effacer les photos. On veut les photos. Vous voyez les risques qu'on prend pour vous ?

Dans un subtile trucage, Gégé occupe le flic véreux pendant que Jeanne copie les photos sur le pc. Pas folle la guêpe.

Le loueur de la voiture arrive et explique le topo : arrestation de touriste c'est 20 000 Rupiahs de suite ou 50 000 si on lui prend la tête.

Ca fait longtemps qu'on lui prend la tête. Ca nous coûtera 100 000 Rupiahs (soit 8 euros) et une sérieuse leçon de corruption.

On trace donc vers Amed. Sous les pavés la plage, on trouve un bungalow immense, tout neuf (on est les premiers à l'habiter), avec une salle de bain mémorable et le personnel est aux petits soins.

Demain on plonge, il faut dormir.


on s'occupe pendant la guerre des nerfs

Jeanne tente d'empêcher le bougeage de Toyota par un fenwick

contrôle des papiers mamoizelle

Soyez bons.

Amed

Salut les rizières,


Un coup de Toyota et nous voilà à Lovina Beach.

Annoncée comme une plage paradisiaque de sable noir, c'est en fait un endroit dégueulasse (cochon mort sur le sable à l'appui) et le "coup de Toyota" a en fait duré bien longtemps.

L'île n'est pas grande mais les routes sont petites et salement mal indiquées. On se perd, on demande et on se reperd dans la foulée.

Heureusement Coco et Jeanne sont agrippées à leur Routard et Lonely pour éclaircir la direction.

Un peu avant la tombée de la nuit, on arrive à Amed.

Bungalow en bambou incroyable, plage privée, salle de bain en extérieur et moustiquaire à tous les étages.

Un goût de paradis. Surtout que les gens, ici et ailleurs aussi, sont adorables. Toujours le sourire, le rire facile et le conseil généreux.

Au dodo, la route fût longue, le poisson frais demande une digestion couchée et les bières aussi.

C'est bon de voir Coco et Shay, ça change l'air, les potins nous remettent à jour et les rigolades font du bien.

Pas qu'on se faisait chier avant, loin de là. Mais un peu de France réchauffe toujours là où il faut.


les pêcheurs rentrent au bercail

salle de bain extérieure

ambiance

rizière

homme dans rizière

rizière

les pêcheurs remontent les bateaux

bungalow à Amed

pêcheurs

Soyez bons.