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mardi 18 mai 2010

Hiroshima et kendama

Salut les follasses,


Aujourd'hui c'est le dernier jour à Hiroshima.

On a pas mal écumé le spot et il fait gris, alors on décide de ne pas y aller trop fort.

Matinée "administrative" sur l'ordi pour noter les différents numéros pour la suite du trip (réservation d'hôtel, de voiture, d'avion...).

On file manger dans le quartier, un bon riz/porc (variante du célèbre riz/poulet) et même un riz/porc/oeuf pour Jeanne.

La couleur du jaune d'oeuf vaccinera d'ailleurs la courageuse aventurière. Parfois il faut goûter, d'autres non !

Puis Jeanne, qui pratique l'origami assidûment depuis Hiroshima, veut m'acheter un jouet, que je puisse m'amuser aussi. Un kendama.

Mais qu'est ce que ça peut bien être ?

Un kendama c'est un bilboquet, en plus polyvalent, vous verrez.

D'ailleurs Skipass.com, le site qui trust la tartiflette, disait du Kendama :

"Bref, le kendama c'est de la dopitude en bois, avec un risque de dépendance extrêmement élévé... "

Eh ouais les gars, on est au über au top de la moumoute.

Je vais enfin avoir une activité pendant les longues heures d'attente de notre périple !

Il est déjà l'heure de la sieste, dans un parc très joli.

Ce soir retour à Tokyo, je sais ça fait trois fois que je le dis, mais c'est gratuit...


un parc très jouli, encore...

Rémy joue, Rémy content

kendama officiel de la Fédération Japonaise de Kendama (véridique)

la bête et le manuel

un "orange" d'oeuf !

Soyez bons.

lundi 17 mai 2010

Hiroshima, l'île...

Salut les pingouins,


A peine levés nous voilà parti pour Miyajima, une île proche d'Hiroshima.

Le nom ne vous dit sans doute rien, à nous non plus, mais les photos du lieu sont célèbres.

Mais siiiii la fameuse "porte" orange au milieu de l'eau. De toutes façons vous verrez, on vous a économisé un billet France > Japon en la prenant 1000 fois en photo.

On part donc en tramway puis en ferry pour rejoindre l'île.

Le lieu fait assez touristique, et pour cause c'est un haut lieu du tourisme au Japon, mais c'est rudement beau.

Et en plus le soleil brille dans un ciel bleu. Pour ne rien gâcher.

Le temple est chouette, la porte célèbre est bien là et elle est chouette aussi.

On se balade, au milieu des daims ou des biches j'en sais trop rien.

Après le repas de midi, encore un Okonomiyaki pour changer, on monte à un autre temple.

Je crois que c'est le plus beau qu'on n'ai jamais vu.

C'est finement décoré, il y a des rouleaux à prières, des petits jardins zens, des salles dans des grottes avec mille lampions, le calme règne et on peut sentir l'esprit de recueillement.

Ces Japonais sont décidément très fort pour rendre tout beau, propre et propice à la visite.

Il faut maintenant faire la sieste, sur un banc au soleil, on est bien, hein, Tintin ?

Un papy croisé au hasard nous conseille de monter la colline, voir le point de vue.

Mais nous on fait la sieste, puis on parle pas Japonais alors on comprend rien.

Juste avant de se rentrer on monte voir si on avait bien compris. Et oui dis donc. On est bilingue. 

Maintenant il fait faim, il faut rentrer.

Demain dernier jour à Hiroshima avant le long retour en bus jusqu'à Tokyo.


spécialité locale

béh oui elles vont pas se prendre toutes seules, hein !

le point de vue du Papy

le temple dans la grotte

moulins à prières

la porte vue du haut

le daim qui mange notre plan...

dédain et des daims (en fait c'est des biches mais la blague marche pas sinon)

la porte vue du temple

Jeanne pratique l'origamie quand Rémy écrit le blog

Soyez bons.

dimanche 16 mai 2010

Hiroshima, de la bombe...

Salut les survivants,


On se lève vers 9h pour commencer à visiter vers 10h.

Il fait beau, bon et on sent un peu de printemps dans ce dimanche.

Aujourd'hui la thématique, c'est bombe atomique.

Je vous jure que la rime n'est pas calculée.

On dispose d'un plan avec 66 points d'intérêts à voir.

On commence donc par le numéro 66 (ouais on est des dingues on respectent riiiiien) et on se rend compte rapidement que la ville est sur-peuplée de monuments à la mémoire des personnes disparus lors de l'explosion de la première bombe atomique.

Un pour les Coréens, un pour les Chinois, un pour les étudiants, un pour les enfants, un pour les chiens unijambistes, un pour les fans de Phil Collins...

Je ne me moque pas, je n'oserai pas.

Nous arrivons donc rapidement au "Dôme de la bombe A", anciennement un genre de CCI d'Hiroshima, dont la structure globale a résisté à l'attaque et qui représente donc le massacre. Il est le souvenir de ce 6 août 1945 et le plus connu des symboles anti-nucléaire de la ville.

Comme au Musée de l'Apartheid, on ressent ici le poids de l'histoire. On se tait face à ce bâtiment et on prend la mesure de pleins de choses.

D'abord de la puissance de la bombe (le toit en cuivre du dôme a fondu sous l'effet des radiations), de la connerie humaine (la mienne est plus grosse que la tienne) et de la souffrance des gens qui passe de génération en génération.

La visite mènent ensuite au "Musée de la bombe A", qui explique pourquoi le Japon a été choisi par les Etats-Unis, pourquoi Hiroshima a été finalement retenu comme ville prioritaire a bombarder...

Les réponses nous semblent confuses, toujours cette foutue tendance de faire de l'histoire en mélangeant les dates, les faits et leurs conséquences...

Faites une putain de frise chronologique qu'on visualise, merde ! Pardonnez ma vulgarité.

On apprend pleins de choses, on dit "c'est dingue" une centaine de fois, on reste bouché bée devant les témoignages des survivants et on écoute les chiffres incroyables.

La bombe qui pesait 4 tonnes environ, était remplie de 50 kilos d'uranium. Seul 1 kilo a fissionné.

Tout a été détruit dans un rayon de 2 kilomètres. La bombe, qui a explosé en centre-ville à 600 mètres du sol, a provoqué un "soleil" de 280 mètres de diamètre. Au centre il faisait plus d'un million de degré Celsius, dans les rue il faisait entre 3000 et 4000. Chaud, même pour un mois d'août.

Dans un périmètre d'un kilomètre le vent a soufflé à plus de 1500 km/h...

Ca fait beaucoup de chiffres et ça ne résume pas un dixième de ce que l'on a vu, mais ça donne l'étendue de la connerie humaine, quand elle décide de faire parler les pétoirs plutôt que les diplomaties et les raisons.

On en sort un peu énervé, un peu bouleversé et aussi un peu inquiet.

La suite de l'après-midi se déroule gentiment à profiter du soleil dans l'herbe.

Le programme est plus cool qu'à Tokyo ou Kyoto, on en profite...


avant (maquette)

après (maquette)

un monument et au fond le Dôme

le fameux Dôme, contraste...

des grues en papier (une petite fille rescapée du bombardement, à l'hôpital parce qu'atteinte d'une leucémie, se met à faire des oiseaux en papier en pensant que ça la soignerait... la grue en papier est devenue plus tard le symbole de la paix nucléaire)

Soyez bons.

Hiroshima

Salut mes colombes,


Partis de Kyoto vers 22h, nous changeons de bus à Osaka vers minuit, pour enfin arriver vers 6h30 à la gare d'Hiroshima.

Il fait froid, oui, mais il fait beau. Ce qui change un peu de Kyoto où le temps a été lunatique, voire versatile avec un penchant pour l'instabilité pluvieuse des printemps qu'une activité industrielle trop intense a rendu étrange, pour ne pas dire tout simplement "y'a plus de saison ma pauv' dame".

Mais je m'éloigne de mon sujet.

Il est tôt et nous disposons d'un peu de temps pour se réveiller, sur un banc.

Décidément cette ville est furieusement accueillante, il y a des bancs !

Nous sommes samedi mais on peut observer la vie grandissante au fil des minutes dans la gare.

On voit des groupes de randonneurs se rassembler (on pense à nos parents, forcément...), des gamins aller à l'école sans dire "au revoir" à leur parent qui les déposent ("je te préviens l'année prochaine je veux un scooter") sans se rendre compte que plus tard, ils se rendront compte...

Nous atteignons la guest house en un coup de tramway, au plein coeur de Hiroshima.

C'est une banalité, mais ça change la vie d'arriver dans une ville avec le soleil.

On ne peut pas aller dans le dortoir avant 15h, alors on sort se promener.

Nous allons voir le Château d'Hiroshima puis le Parc Shukkeien.

Le premier se trouve dans un parc magnifique, calme et reposant, où un tas de peintres plus ou moins compétent exercent leur art.

Et puis le Château est beau. Ca compte aussi.

Le Parc Shukkeien est l'archétype de l'idée qu'on se fait d'un parc japonais.

Petits bonsaïs, ponts arrondis, lac avec des tortues... Ce genre de trucs.

C'est beau, c'est caaaaalme, c'est en contraste total avec la ville qui, bien entendu, est assez récente. Ceux qui ne savent pas pourquoi se référeront à leur manuel d'histoire.

On flâne, on lit des livres sans image, on dort dans la pelouse et on récupère un peu d'énergie, perdue dans la nuit de transport.

Noodles et au dodo, à trois dans un immense dortoir de 18 lits.


un pont arrondi

des buissons et un reflet

le Château

un autre plat typique, le Okonomiyaki

Rémy joue au Musée des Enfants

Soyez bons.