mercredi 24 mars 2010

Udaipur

Salut les breakeurs,


C'est le farniente, la détente, la relax attitude, le ralenti, le repos ou encore la glande.

Bref la belle vie.

Il fait beau.

La guest house est über classe avec un toit plein des coussins partout pour se reposer et profiter de la vue pas piqué des vers.

Il fait chaud mais pas autant que dans le désert où chaque coup de vent te remémore quand tu sors un plat du four réglé sur thermostat 7.

On profite, pour la première fois depuis bientôt quatre mois je pense, nous prenons le temps de prendre le temps.

Au programme de la journée : passage sur Internet (réserver le billet d'avion Bangkok > Bali, répondre aux mails, faire croire à Pôle Emploi que je recherche activement un boulot...), repas avec digestion en position couchée et puis en fin de journée une petite balade dans Udaipur et un pestacle de danse.

C'était local, c'était typique, pleins de couleurs et de musiques qui fait mal aux oreilles. Mais sans les faire saigner.

Puis après ça on part avec Alexander pour manger dans un resto près de chez nous.

On rencontre cinq français et on mange comme des rois. On ricane à pleine gorge car ils sont rigolos.

Presque tous des lyonnais, ça vaut bien le coup de partir si loin... 

Alexander nous quitte pour prendre son train et continuer sa route. Nous nous rentrons pour dormir.


chante Josiane, chante...

tourne Micheline, tourne...

Soyez bons.

mardi 23 mars 2010

Udaipur

Salut la France,


Première journée très peinarde à Udaipur.

On a fini par bouger nos grosses fesses de la guest house vers 14h pour aller traînasser dans la ville.

Qui est très belle. Il y a des ghats un peu comme à Varanasi, mais sur un lac. Et malgré la chaleur il reste encore un peu d'eau, ça fait du bien de voir de l'eau.

Et puis ce qui est bien c'est que quand il y a de l'eau dans le désert, ça n'amène pas du tout les moustiques ! Ironie.

On se promène donc, paisiblement, en organisant notre départ pour Mumbay autour de vendredi.

Mounira, la copine de Jeanne, est actuellement dans le secteur, nous allons donc essayer de se voir.

Première rencontre venue de France avant Gégé en Thaïlande et Coco à Bali ! Cool !

Après cette balade dans Udaipur, nous avons convenu avec Alexander, un Allemand rencontré dans le bus, d'aller voir un Palais perché sur un colline dominant la ville.

Le but du jeu est d'y être avant le coucher du soleil pour profiter de la lumière.

Mais Alexander c'est un nerveux, faut pas le faire chier. 

Voilà la raison de son emballement : la colline est dans un "Parc National", il faut donc payer l'entrée pour chaque passager et l'entrée pour le rickshaw.

Seulement voilà, ce que les guides ne disent pas (ne disent pas encore plus exactement) c'est qu'à présent les rickshaws sont interdits dans le Parc.

Le seul moyen c'est de payer l'entrée et de payer un taxi du gouvernement pour faire l'aller / retour entre le bas de la colline et le Palais en haut.

Mais ici le taxi se paye par personne...

Hummm. Je me sens violé !

Sur le principe c'est pas très énervant, les rickshaws sont interdits depuis une vague d'accidents, je préfère payer que mourir.

Le plus énervant c'est que bien sûr aucune alternative n'est donnée. Et comme d'habitude en Inde, aucun uniforme, aucun badge, aucune panneau officiel...

Ca fait partie du côté usant de l'Inde. Tu peux très bien payer l'entrée d'un musée à un mec derrière un comptoir mais celui qui te rend la monnaie c'est le vieux gonz à côté qui fume sa clope. En Inde c'est jamais le mec à qui tu as payé qui te rend la monnaie !

Bref, dans ce cas là les panneaux, comme partout ailleurs, sont écrits à la main, rien n'indique que le gouvernement y soit réellement pour quelque chose...

On fini par se faire dépouiller comme tout le monde et on monte voir la vue. Moi je dis que ça valait le coup.

A chaque voiture qui débarque, Alexander, un brin rancunier, dit : "tiens voilà 400 Roupies qui arrivent".

Une fois redescendu on se tape la cloche dans un bon restaurant sur un toit, face au City Palace éclairé.

Puis on rentre faire dodo.


oooooh de l'eau !

relax

contre jour

ombres

du rose, du bleu et des arbres

Soyez bons.

Safari : le récit

Salut les motards,


"Je me sens chaud Jeanne"

Et ça n'a rien d'une proposition indécente, je me sens vraiment chaud.

Après cette journée dans le désert, sous un casque ou peut être pour une autre raison, je me sens mou (rien d'indécent j'ai dit) et chaud.

Le thermomètre indique 41°. Sur mon front. Je veux pas mourir maman !

Un bon Ibuprofène et une bonne nuit de sommeil, on verra après.

La nuit se passe mais le matin ça ne va pas tellement mieux. En tout cas pas assez pour affronter 6h de chameau sous le cagnard.

Jeanne, récemment décorée de son diplôme de négociatrice en chef, se démène pendant que je ruine le lit de transpiration.

Décalage de safari sans frais (en chouinant), réservation d'une nouvelle nuit dans la guest house et décalage du bus Jaisalmer > Udaipur sans frais (et sans chouiner).

Efficace la gamine.

Tout l'hotel est au courant que je suis fiévreux, Jeanne me rapporte mes repas dans des tuperwares. Cette enfant m'est fort sympathique.

Je ne suis pas très fier d'être aussi souvent atteint par les divers "dangers" des pays (bouffe trop épicée, froid trop froid ou chaud trop chaud) pendant que Jeanne, elle, ne s'autorise qu'un petit vomi de temps en temps après une cuite ou être montée à pied à plus de 4000 mètres d'altitudes. D'ailleurs j'en viens à me demander s'il elle ne le fait pas plus par solidarité que par nécessité biologique. Histoire que je me sente moins chochotte. 

Bref, la journée se passe. Bien aidés par le PC nous profitons de ce moment pour ne rien foutre du tout en regardant film après film.

Le lendemain, tout va mieux, nous sommes en tenue devant l'agence pour partir pour le safari. Jeanne trépigne, elle a hâte.

On notera que j'ai hâte de faire de la mob' quand Jeanne a hâte de monter sur un animal vivant.

Nous partons à quatre, un jeune allemand le conducteur de la Jeep et nous, pour le point de rendez-vous dans le désert.

Sur place nous rencontrons les deux chameliers, c'est comme un chevalier mais pour les chameaux, et le frère de l'allemand (trop compliqué à expliquer).

Le groupe sera donc composé de deux chameliers (c'est comme des baleiniers mais pour les chameaux), deux allemands (c'est comme d'habitude) et nous deux.

Une fois perché là-haut (un chameau c'est pas seulement très moche, c'est aussi très grand) on domine le désert, c'est beau.

Au fil de la marche on visite des villages, on flâne le nez en l'air pour bien s'imprégner du lieu.

Pour la pause de midi, jusqu'à 15h30 rapport à la chaleur, les chameliers (c'est comme des bananiers mais pour les chameaux) nous préparent à manger.

On mange local, comprenez par là qu'on bouffe du sable, on profite du silence, une nouveauté en Inde.

Puis le soir arrive et c'est le moment du coucher de soleil. On a envie de pleurer. C'est beau bordel. Des nuances de couleurs incroyables.

Très dures à prendre en photo. Il faut bien aussi qu'on est des exclusivités qu'on ne vous montre pas, sinon ça sert à rien de faire autant de bornes.

Puis tombe la nuit, sans nous faire mal. Et le plafond s'allume, de milliers de "bulles de gaz qui brûlent à des millions de kilomètres". "Oh toi, à part le gaz..."

Les lecteurs avertis auront reconnus un des meilleurs dialogues du Roi Lion de Walt Disney. Walt, si tu nous regardes...

On a le souffle coupé, on va dormir à la belle étoile dans le désert indien. C'est pas beau ça ?! Si c'est hyper beau !

La nuit se passe dans le silence absolu, seulement dérangée par quelques cloches de chèvres au loin et quelques pets de chameaux.

Lorsque le soleil se lève, nous sommes déjà tous réveillés. Les chameliers, c'est comme des encriers mais pour les chameaux, nous ont apporté notre chai (thé indien à base de thé, de lait et de sucre) et on a plus qu'à admirer la bouche ouverte. Tant pis pour les photos.

On saute sur nos chameaux et on file vers le point de rendez-vous, pour rentrer en Jeep à Jaisalmer.

Mais au trot s'il vous plaît, pour le plus grand bonheur de notre bide et de nos fesses.

A 12h nous sommes lavés et prêts à partir pour Udaipur.

Et on retombe sur nos pieds, le 22 mars.


Soyez bons.

Jaisalmer en mob' : le récit

Salut les gens,


Raoul Duke le dit clairement "mon sang était trop épais pour le Nevada".

Pareil pour moi, je crois que le désert n'est pas fait pour moi. En tout cas je le croyais avant d'avoir fait du chameau.

A Jaisalmer il y a plusieurs choses que nous avons décidé comme étant obligatoires.

Visiter le fort, faire le tour de la ville en mob' et faire du chameau.

La première chose est assez vite réglée. Il fait si chaud, dès 9h, que tout est difficile. Tout demande un effort surhumain.

C'est pour cette raison que vous ne verrez pas beaucoup de photos de cette journée. On est crevé, le rythme et la chaleur que nous avons en Inde depuis notre arrivée ne nous laisse que peu de répit et la sanction ne va pas tarder à tomber.

Le lendemain c'est au tour de la mob'. J'ai hâte.

On a chacun notre scooter et une carte "routière". On file à vive allure sur nos bolides, les cheveux au vent et l'aisselle humide.

Trop fiers, on klaxonne la moindre âme vivante que l'on croise. Les scarabées, les tulipes et même les enfants qu'on écrase volontairement pour faire comme dans le Paris Dakar.

On visite des belles choses, on fait les foufous sans les mains, sans les pieds et sans les yeux (plus dur).

Les routes sont désertiques. Tant dans le climat que dans le nombre de personnes croisé.

Pour la première fois en Inde, pas d'horaire, pas de train, pas de bus, pas de marche... C'est le pied.

Notre route croise celle d'un Polonais, décorateur d'intérieur à Londres (je le dis parce qu'un Polonais décorateur d'intérieur à Londres, moi ça me fait marrer).

Une chèvre est en train de manger les protections de son vélo, on se marre.

Puis nous traçons à vive allure (disons 60 km/h maxi) vers les dunes du désert pour le repas du midi et une sieste bien méritée.

Vers 16h nous repartons et nous rendons les scooters, le sourire jusqu'aux oreilles de cette journée hors du commun. Hors de notre commun.

Parfois, mais on a conscience du luxe que cela représente, on se sent las de visiter, visiter et encore visiter.

D'être toujours tributaire d'un check out d'hotel, d'un horaire de bus ou d'une négociation de rickshaw.

Du coup, une journée à faire ce qu'on veut quand on veut revient à nous rebooster, à nous redonner l'envie !

Après cela nous avons prévu le safari en chameau. Départ le lendemain matin vers 8h.

Enfin ça, c'est ce qui était prévu.


Soyez bons.

Udaipur

Salut les amis,


Nous sommes à Udaipur, dernière étape avant la visite de Mumbay et le départ pour la Thaïlande (le 31 mars).

La guest house où nous sommes domine le lac et fait face au City Palace. Magnifique.

Nous avons laissé Jaisalmer vers 15h, dans notre formidable bus à couchettes, pour arriver ici à 5h du matin, la tête profondément enfoncé dans le... brouillard.

La chambre n'étant pas libre si tôt le matin nous avons échoué sur les coussins du restaurant, sur le toit, à profiter du lever du soleil.

Pas pire, vous verrez la photo, si vous êtes dotés d'yeux.

Mais avant Udaipur, je dois rattraper Jaisalmer. J'ai pas fait mes devoirs...


lever de soleil

aussi

Soyez bons.

dimanche 21 mars 2010

Jaisalmer en chameau

Salut les crapuleux,

Quelques photos du safari en chameau dont nous revenons à peine.
Les textes suivront mais là on doit prendre le bus pour Udaipur.

classique

moins classique

palalaaaaaa...

"tu ressemblais à une aquarelle de Marie Laurencin..."

facile mais bon on va pas se priver non plus

Soyez bons.

Jaisalmer en mob'

Salut les chanceux,


Quelques photos de la journée en mob' autour de Jaisalmer.


béh il est où le lac ?

top gun

top moumoute

photo d'une photo de la photo

tssss...

Soyez bons.