dimanche 21 mars 2010

Jaisalmer et son fort

Salut les veinards,

Aujourd'hui une rasade de photos et pas de texte !
Ici seulement deux photos de la visite du Fort de Jaisalmer (trop chaud pour prendre des photos).

City Palace

couleurs

Soyez bons.

vendredi 19 mars 2010

Jaisalmer

Haschich ou opium ?


Première fois que nous partons et que nous arrivons pile à l'heure (mais vraiment pile). C'est beau, ça me redonne espoir.

Il est 5h du matin et c'est dur. Dans le train j'avais laissé la fenêtre ouverte et je me suis mangé des pelletés de sable toute la nuit.

Mais la jeep de l'auberge nous attend à la gare, pas besoin de négocier de rickshaw, c'est le top.

Je vous passe les détails sur la chaleur, même à 5h il fait chaud. En journée on approche les 40°. On prend assez peu de plaisir vers 13h.

On fait un gros dodo jusqu'à 10h puis on file se balader, à la fraîcheur des 35° de la matinée. Tilalilaloum.

Jaisalmer est une ville bien plus calme que toutes celles que nous avons visité auparavant, très touristique mais très détendue aussi.

Nous avons quelques affaires à régler :

1 - trouver un bus pour la prochaine destination (Udaipur)

2 - se renseigner sur les safaris en chameau (quitte à être là...)

3 - trouver un loueur de scooter pour faire le tour de la ville en mob'

4 - changer ce billet de 500 Roupies coupé en deux et scotché que personne n'accepte

5 - monter au sunset point pour voir le soleil se coucher

Pour le bus et le safari, notre hôtel propose tout ce qu'il faut, c'est même marqué dans le Lonely Planet.

On fera donc un jour et demi de chameau dans le désert avec visite de village et dodo à la belle étoile sur une dune. Über classe.

Pour changer le billet on se rend dans une banque, en fait LA banque de Jaisalmer et on fait le tour des comptoires.

Progressivement les voix s'accordent pour nous diriger vers l'intendant. Qui malheureusement est parti déjeuner.

Il est 16h (une heure adaptée pour déjeuner) et nous sommes dans la banque. Mais quand je dis dans la banque c'est qu'on peut se balader où on veut.

Ca ne choque personne, on se promène dans les bureaux et on observe les gens bosser.

Dans notre pays plein de sécurité, rien de ce qu'on voit ne serait possible. Un employé tape son mot de passe avec deux clients autour de lui qui le regarde, les guichets n'ont aucune confidentialité, on se double et on se colle...

Puis finalement l'intendant arrive, avec son sac et un carton à chaussures dedans, il était allé faire du shopping. Jeanne lui explique que quelqu'un nous a refilé le billet et que personne ne le veut à présent. Il la regarde, s'allume une clope, ouvre un tiroir et nous donne un billet tout neuf. Tout ça pour ça.

Ensuite nous partons à la recherche d'un loueur de scooter, que nous trouvons rapidement puis on s'engage dans une discussion avec le propriétaire.

Le thème : l'argent, bien entendu, les Indiens ne parlent que de ça et de cul.

Il veut absolument savoir les règles de partage d'héritage, combien coûte notre voyage et pourquoi on a pas d'enfant...

La vie personnelle en Inde, tu t'assois dessus. Tout le monde veut tout savoir, tout le temps.

Nous réservons les scooters et partons manger dans un restaurant.

Le premier restaurant de ma vie où on me demande si au dessert je veux du haschich ou de l'opium.

"Très bon pour l'homme marié l'opium". Ah bon.

On rentre faire dodo, demain nous visitons le fort.


le lassi, c'est bon

Jaisalmer et son fort

Soyez bons.

lundi 15 mars 2010

Jodhpur, fort et mausolée

Salut le désert,


Il fait CHAUD. Une chaleur écrasante et omniprésente.

On marche au ralenti, on boit 3 litres d'eau par personne au bas mot par jour, on sue comme neige au soleil.

Ah non c'est pas ça l'expression.

Ce matin réveil vers 8h pour partir vers 10h au Fort de Jodhpur.

On y domine la ville, bleue indigo, bruyante, effervescente...

Un audio guide est fourni avec le billet d'entrée. On déteste les guides.

Que le Maharajah Jean Philippe XV est créé le fort en 1589 ça me rentre par une oreille ça me ressort par l'autre mais ça n'a laissé aucune trace entre.

D'ailleurs y'a-t-il vraiment quelque chose entre ?

C'est foutrement beau : des salles décorées comme des palais, des cours immenses et des façades en dentelle.

Super classe le Maharajah Jean Philippe. Il se mouchait pas du coude à l'époque.

La chaleur aidant, nous vacillons pour le repas de midi jusqu'à un resto sur les toits, avec le Fort en gros plan.

Et là la flemme corse nous envahit, nous tombons dans une sieste profonde sur un canapé, à l'ombre...

Puis il faut trouver la motivation pour repartir et aller voir, mais trop tard, un mausolée en marbre...

On le voit de l'extérieur et c'est beau. Mais de toutes façons nous le dernier mausolée en marbre qu'on est vu c'est le Taj Mahal, alors ça nous impressionne moyen...

Pour le retour on tombe nez à nez avec un cortège, avec musique et tout le tralala.

Toi tu te dis "mais non, il va pas passer là avec son cheval dans cette minuscule rue ?"

Béh si. Et non seulement il passe en cheval mais 1500 motos, 5 voitures et 4 tracteurs et leurs chars attendent derrière.

Sont fous ces Indiens !

Nous sommes proches de l'hôtel mais le danger rôde, des morceaux de taureaux de 500 kg traînent au milieu de la rue (étroite) et se font un malin plaisir de lâcher des sons gutturaux ou de nous barrer le chemin. C'est bon promis je dirais plus rien sur les toréadors !

Là il est 19h chez nous, donc 14h35 chez vous et je suis encore sur la terrasse de l'hôtel, au son de l'appel à la prière au loin.

Sweet.

Comme je le disais hier, dans quelques heures nous quitterons Jodhpur pour Jaiselmer en train.


la ville bleue indigo

les façades en dentelle

les salles décorées comme des palais, voyez, je ne mens pas !

tu louches Josiane

le mausolée en marbre

Soyez bons

Jodhpur, vieille ville

Salut les bleus,


Je suis actuellement attablé sur le toit de la guest house à Jodhpur, avec en toile de fond la ville bleue.

Le soleil vient de se coucher, on est bien heiiin, Tintin ?

Hier nous avons quitté Jaipur et son agitation vers minuit pour arriver ce matin à Jodhpur vers 6h. Se réveiller dans une gare est toujours un bonheur.

D'ailleurs on comprend mal comment les Indiens arrivent à descendre à la gare de leur choix. Au départ le train a une bonne demi-heure de retard, des clopinettes, et il arrive une heure  à la bourre sans que personne n'annonce la gare à l'avance... Pour un train couchette c'est assez déstabilisant de ne jamais savoir où tu te trouves, combien de retard tu as... Bref un sursaut dans un rêve me réveille d'un coup et le moustachu à côté de moi me fait signe de ne pas paniquer, que Jodhpur c'est la station d'après.

Comment a-t-il su qu'on descendait là, ça, l'histoire ne le dit pas... Sont forts ces moustachus ! 

Nous avons rapidement rejoint l'auberge, cachée au find fond de la vieille ville. Grosse sieste jusqu'à 11h puis départ pour une visite en règle.

Il fait une chaleur incroyable, on approche du désert, ça se sent.

Premier impératif, manger. Nous nous installons à l'Omelette Shop, dont le patron est fier comme un camion. Le Lonely Planet le cite et il ne s'en remet pas.

Tout est à sa gloire : coupures de presse, extrait des différents guides qui le recommandent, livre d'or...

Les omelettes sont effectivement très bonnes, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard unijambiste.

Nous entrons ensuite dans le marché, explosion de senteurs (épices, bouses de vaches), attaques de rétines à coup de couleurs incroyables et comme d'habitude en Inde, une bonne humeur ambiante qui fait plaisir.

Au centre du marché, la Clock Tower, qui comme son nom l'indique est une tour qui donne l'heure.

Nous traversons la ville "nouvelle" pour aller dans un parc, écrasé par une chaleur étouffante.

Le parc est moche, le zoo est craignos et le lieu est sale. On se casse. On n'est pas venu pour voir des choses moches, merde !

On rentre donc, avec la ferme intention de se mettre une grosse glace sur le toit de l'auberge, en regardant le soleil se coucher.

On se perd en chemin dans la vieille ville, bien plus jolie que la moderne, en croisant des vaches, des gamins qui nous gueulent "hello, what is the name ?" et des papys qui tapent le carton en fumant des beedies (genre de clope faite de tabac enroulé dans une feuille d'arbre sèche, dont le nom m'échappe).

Et me voici sur le toit, comme je le disais plus haut, à attendre mon manger en appréciant le petit vent qui s'est levé.

Demain, le fort de Jodhpur et le soir nous prendrons le train vers 23h pour Jaisalmer, au milieu du désert, pour quelques jours de répit.


les vaches, peinardes...

Clock Tower

ça donne envie d'en acheter dis don'

couleurs

la ville bleue on te dit

Soyez bons.

samedi 13 mars 2010

jaipur la vie

Salut les enfants,


Enfin une grasse matinée. Denrée rare et appréciée.

Nous nous levons à 9h et partons une petite heure plus tard pour visiter Jaipur.

Le Fort d'Amber est à 11 km de la ville.

Il trône sur une colline et domine un jardin magnifique au milieu d'un lac.

Mais comme je l'ai dit hier, nous sommes en été, pas d'eau.

C'est l'occasion de prendre l'éléphant pour monter au fort, mais malheureusement nous arrivons trop tard.

Tant pis, en plus apparemment ils maltraitent un peu les éléphants et nous ça on le cautionne pas.

Mélange de raffinement et de massif, c'est un endroit magnifique.

Le soleil est écrasant, on traîne les pieds.

Quelques heures plus tard, nous prenons le bus retour. Apparemment peu de touristes connaissent l'existence de ce bus.

Les locaux, eux, le savent. On est à peu près 60 dans un bus pour 15 et chaque arrêt descendent 2 personnes et en montent 6.

Une bonne tranche de rigolade, coincé entre les aisselles d'un moustachu et les pieds écrasés par... un moustachu !

A présent c'est au tour du Palace of the Winds, énorme bâtiment finement décoré au milieu de la vieille ville de Jaipur.

Beau.

On glande sur un banc puis nous voici de retour à l'auberge, où nous allons essayer de nous occuper jusqu'à minuit pour notre train.

Nous allons donc à Jodhpur. Et nous sommes donc à jour pour le blog.


le fameux fort

irréversible

le jardin, normalement entouré du lac

couleurs au Palais des Vents (prout)

le Palais des Vents (prout)

Soyez bons.

Jaipur

Salut la compagnie,


Arrivée à Jaipur, quelques dizaines de minutes de retard.

Presque des secondes en Inde.

Nous achetons les billets pour les prochaines villes, Jodhpur et Jaisalmer, où nous avons décidé que nous nous reposerions quelques jours.

Nous trouvons enfin des trains de nuit. Nous on aime pas le gaspillage de soleil.

Ce voyage en Inde prend des allures de marathon, mais il y a tellement de choses à voir et toujours 24h dans une journée.

Vivement que le décret des 26h passe rapidement.

Bref, il est 14h, nous avons mangé, nous sommes à l'auberge, les prochains jours sont bookés et le soleil brille.

Mais trop de visites tue la visite. Sieste.

16h on fait surface et on file sur le Fort de Jaipur qui surplombe la ville.

Après 250 demandes d'itinéraires nous atteignons le sommet. Le soleil se couche dans une lumière incroyable.

Jaipur est bigrement grand. Et beau vu du haut.

Un couple de Sud Africains m'offre une bière, so fresh et on regarde le soleil se coucher.

On file vite avant la nuit pour ne pas se faire manger par les loups (si si y'en a j'en ai vu, même que les loups indiens ils ont une moustache eux aussi).

Quand tout à coup les Sud Africains nous rattrapent, ils sont en voiture avec chauffeur, et nous propose de nous déposer.

On papote le temps du trajet, on revit. Tant de gentillesse, de générosité gratuite (je le sais que la générosité est censée être gratuite, mais venez en Inde comprendre comment la générosité peut être payante !) et de sympathie, ça nous réchauffe le coeur !

Sur le chemin nous croisons le Water Palace, genre de château de la Loire façon indienne, éclairé dans la nuit. Amazing.

Une fois redevenu piéton, il faut négocier le retour en rickshaw.

Jeanne se chauffe, s'étire, enlève son jogging, met son bandeau et c'est parti.

La scène est juste mythique. 

Jeanne au milieu de 10 conducteurs de rickshaw en train de négocier dur. Ca rigole, ça charrie, ça invoque un "indian price", ça abandonne et ça parlemente.

Mémorable.

Finalement on table sur 60 Roupies (prix de départ 200, je vous laisse imaginer la marge).

On ne fait pas une fixette dessus, mais quand on a un regard sur son budget, que chaque sous sauvé ici permettra des choses là bas (suivez mon regard vers le Japon), alors ce qui peut être économisé est économisé. Sans devenir pingre. 

Je crois que pour bien comprendre la situation, il faut s'imaginer dans la queue d'une boulangerie.

Le mec devant vous demande une baguette. Il la paye 1 euro.

Votre tour arrive. Vous demandez une baguette. On vous demande 5 euros.

Enervant.

Et dans cet exemple, on fini par payer le rickshaw 60, mais un Indien aurait payé 20. Un prix bien négocié pour un blanc c'est toujours deux ou trois fois plus qu'un Indien qui ne négocie pas.

Alors imaginez si on accepte le prix de base à 200 Roupies...

C'est bon, promis j'arrête avec les négociations, l'argent et les rickshaws !

Demain visite de Jaipur, sa vieille ville et le Fort d'Amber à 10 km de là. Puis train de nuit à 23h, ce qui veut dire qu'on devrait partir au mieux vers minuit !


le soleil se couche sur Jaipur

le Fort de Jaipur, un peu à l'abandon

le Water Palace de nuit

Soyez bons.


jaipur

Salut la Fraaaaaaaaaaance !


Comme je vous le disais nous sommes partis très tôt ce matin, le 12 mars, d'Agra pour Jaipur.

Pour rappel ça fait un truc du genre : Varanasi, Khajuraho, Jaipur, Jodhpur, Jaisalmer, Udaipur et Mumbay. En gras là où on est tout de suite maintenant à présent actuellement.

Réveil 4h30 pour départ 5h vers la gare en rickshaw.

Anecdote, installe toi mon ami, je vais te raconter une histoire.

La veille, on sort dans la rue le soir, oui nous sommes un peu foufou dans notre tête, pour lancer un grand appel d'offre :

Qui est motivé pour nous amener demain à la gare à 5h ?

Ne reste que deux concurrents sérieux, j'entends par sérieux qu'ils sont encore là. Les autres ont abandonné.

Maintenant second appel d'offre :

Pour combien de Roupies ?

Jeanne, dont c'est devenu le sport favori "en fait je crois que j'adore négocier" déclarera-t-elle plus tard en conférence de presse, commence les enchères.

De 200 nous passons à 150. De 150 nous passons à 100. De 100 nous passons difficilement à 70, pour finalement obtenir le prix imbattable de 50 Roupies.

Passons sur le fait que le prix vient d'être divisé par 4, il nous faut maintenant nous assurer que le rickshaw sera vraiment là demain à 5h.

Le premier concurrent le jure. Le deuxième dit que le premier ment et propose 70 Roupies, mais lui sera là, sûr.

Jeanne, dont la coquinerie n'a dégal que sa coquinerie, sort l'argument massue.

"Si tu ne viens pas, Dieu va le voir et tu seras punie !"

Pas folle la guêpe.

Nous descendons dans l'hotel qui roupille encore. Il est là. Dieu a fait son effet.

5h15 nous sommes à la gare pour notre train de 6h25, qui n'arrivera finalement qu'à 7h30 !

Je vais en tuer un. Mais non je suis pas bougon. T'es vivant ? Alors je suis pas bougon.

En route pour Jaipur.


Soyez bons.