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samedi 10 avril 2010

Mumbai to BKK

Salut Marty,


Première étape dans le retour dans le passé, qui nous semble déjà si loin, l'arrivée à Bangkok.

Nous quittons Mumbai bien excités, nous avons hâte de voir la vilaine tête de Gégé.

Etant donné que nous ne disposons que d'une petite journée, nous décidons de partir se faire un bon cinéma.

Bollywood, les couleurs, le cinéma vivant... Rien de tout ça madame ! Un Tim Burton (Alice) en 3D dans un ciné grand luxe avec sièges inclinables et dossier en coussin.

Ce qui est rigolo c'est que les sièges sont numérotés comme dans un avion et surtout qu'on se lève pour l'hymne Indien avant le film ! Différent !

Puis nous partons en taxi pour l'aéroport, en se remplissant les yeux d'Inde une dernière fois.

L'aéroport de Mumbai est une blague ambulante. Une dernière occasion de pester contre les Indiens.

Il est juste impossible de rentrer dans l'aéroport. Sans billet on ne peut pas aller ne serait-ce que dans le hall.

Si vous voulez vraiment rentrer dans l'enceinte, il vous faut payer 60 Roupies.

Et avec un billet il faut aller chercher un genre de laisser-passer. Il est 17h, notre vol est à minuit.

Mais nous voulions profiter de cette avance pour décaler les dates de notre séjour au Japon et donc rester plus en Indonésie.

Avec un vol à minuit, on ne peut pas rentrer avant 21h, bien entendu.

Direction donc la salle d'attente, pas de wifi, des chiottes immondes et de la bouffe environ trois fois plus cher (réellement) qu'en Inde.

Nul.

Nous patientons donc avec des bouquins et en maronnant jusqu'à 21h.

Une fois dedans, nous décidons de garder nos dernières Roupies pour le Duty Free.

Erreur monsieur. Interdiction de quitter l'Inde avec des Roupies, mais impossible de se payer un Toblerone avec des Roupies.

Il faut les changer en Dollar US. Mais le minimum à changer est de 1000 Roupies.

On les a pas, par contre on a soudain envie de faire caca sur les murs. Pour marquer le coup.

On achète des canettes et on prend notre mal en patience.

Puis arrive Bangkok...


Jeanne en 3D

Rémy en relief

Soyez bons.

mercredi 31 mars 2010

Mumbai myself

Salut à toi, 


Nous prenons tardivement le bus, vers 16h, pour poursuivre la visite de Mumbai.

Au programme une mosquée élevée sur une digue au milieu de l'eau et le marché de Crawford.

Un monde incroyable, entres touristes, fidèles, vendeurs et autres mendiants, nous attend à la mosquée.

En elle-même elle n'est pas inoubliable mais la vie qui l'anime est folle. Le coucher de soleil n'enlève rien à la beauté de la scène.

Une foule incroyable vient voir le soleil disparaître sur les rochers à marée basse.

Puis nous partons à Crawford Market pour un tour dans le marché, toujours un spectacle passionnant.

Ca ne manque pas. Alerte anecdote. Avec de la violence et du scandale comme vous les aimez.

Nous descendons paisiblement du bus pour entrer dans le marché.

Et là que vois-je, Jeanne qui met une bouffe à un mec qui marche devant elle.

"Mais d'où peut bien provenir cette attitude belliqueuse et néanmoins inhabituelle ?" me demande-je derechef.

"Il m'a touché le cul" répond Jeanne.

Merde alors. Ca c'est un comportement déplacé ou je m'appelle pas Rémy. Et je m'appelle Rémy.

D'autant plus qu'en Inde, dire que les gens sont peu tactiles est un euphémisme. Alors de là à se faire toucher les fesses c'est un peu fort.

Le vilain disparaît dans la foule. On aurait pu s'arrêter là. Mais je vous ai vendu de la violence, vous allez en avoir.

Quelques minutes plus tard j'entends Jeanne pester derrière moi, je me renseigne, il a recommencé.

Allons bon, t'aimes pas la vie mon garçon.

Jeanne le saisi par l'épaule et le fait se retourner. Un brin énerver je le pousse des deux mains avec le pied arrière en sécurité, comme on apprend à la RATP (private joke).

Le vilain (appelons les choses par leur nom) tombe à la renverse par terre en tapant sa tête contre le pare choc d'une voiture arrêtée là.

Il se relève et semble vouloir en découdre.

Un type intervient et nous sépare. Pile au moment où on commençait à sympathiser.

Jeanne, un peu stressée derrière moi, explique à la dizaine de moustachus qui s'est approchée pourquoi je l'ai poussé.

Et là, alors qu'on en demandait pas tant, le vilain se prend une valse de baffes en travers de la gueule par tous les gens autour.

On s'en va.

Peut être qu'aujourd'hui le vilain aura appris à être un peu moins vilain et qu'il saura à présent que quand on veut toucher les fesses d'une fille, on lui demande l'autorisation.

Un peu refroidi il faut bien l'avouer, nous faisons le tour du marché puis nous rentrons à notre maison.


le coucher de soleil et les fidèles

gare bondée

Soyez bons.

Mumbai aux corneilles

Salut les Indians,


Mumbai est une des plus grandes villes du monde (on aime les superlatifs comme ça, qui vous mettent des étoiles dans les yeux : wouuuuah la plus grande ville du monde ! alors que j'ai dit "une" des plus grandes, vous n'êtes pas attentifs...) et nous ne disposons que de 3 jours pour la visiter. Il va falloir être bon.

Ce qu'il y a de bien un dimanche de vacances scolaires à Mumbai c'est que c'est calme. La cohue annoncée n'est pas là.

Ce qu'il y a de bien un dimanche à Mumbai c'est que pour 20 Roupies tu as un ticket de bus pour la journée.

Alors on saute dans le 92 (mais si vous savez la ligne entre Chembur et le Haji Ali Chambar !) et on se promène.

En arrivant dans ce quartier, Chembur, on était un brin déçu d'être si loin du centre-ville.

Mais ce matin en penchant la tête par la porte ouverte du bus, profitant de la vue et de l'air, on prend du plaisir.

C'est l'occasion de découvrir la ville sur le chemin du bus : les marchés, les bazars, les parties dominicales de cricket (LE sport en Inde, l'équivalent du foot en France, les joueurs sont dans toutes les pubs et les hommes passent leur temps à regarder ça à la télé) ou encore les lessives de fin de semaine.

En plus tout le monde est über gentil avec nous. Le contrôleur nous expliquent le principe du ticket à la journée une bonne douzaine de fois (alors que le taxi la veille nous avait déjà détaillé le concept en ponctuant ses phrases de "understand ?") et les passagers veulent à tout prix savoir où nous allons pour nous conseiller le meilleur itinéraire.

Bon, bien sûr, le principe c'est que nous on ne sait pas où on va, on veut se balader, mais c'est trop mignon que les gens soient au petit soin.

Cette ville que tout le monde nous annonçait comme bruyante (ça je n'en doute pas), agressive, polluée (ça non plus je n'en doute pas) et pas accueillante se révèle en fait être vraiment généreuse et on se sent bien ici.

Après quelques changements de bus et autres rencontres de gens près à nous aider, nous arrivons à Colaba, centre touristique de la ville.

Enormément de touristes près de la Gateway of India (vous verrez la photo) et du Taj Mahal (le faux, pas le vrai).

Alerte anecdote : je ne sais pas si vous connaissez la famille Tata, c'est une des plus riches d'Inde et probablement du monde. Tata propose tout en Inde : Tata voitures, Tata téléphonie mobile, Tata thé, Tata assurance, Tata braguette ouverte... Un jour un membre de la famille se fait refouler d'un hôtel réservé aux colons blancs (en 1900) alors pour se venger il construit cet établissement. "Je peux pas rentrer dans ton hôtel ? Pas grave je me construis le mien !". C'est aujourd'hui le plus prestigieux hôtel d'Inde. Nananère.

Après ça nous flânons dans les rues, croisant 1000 parties de cricket, dans les coins les plus insolites, entre les fils et les papas ou juste entres potes.

On se perd par-ci (t'as compris ?) par là et c'est beau. Jardins, bords de mer à la Miami, petites rues minuscules et grands boulevards pollués.

Il y a tout à Mumbai. Certains Indiens nous avaient dit : "Mumbai c'est l'Inde sans être l'Inde" et ils avaient raisons. Comme dans toutes les grandes villes, les moeurs sont plus diluées dans un besoin d'occidentalisation, on néglige un peu les traditions et l'argent, plus présent, perverti le tout. 

Seulement même si effectivement on peut apercevoir des couples main dans la main ou pis encore des épaules dénudées (dégueulasse) il n'en reste pas moins qu'on est toujours bien en Inde. Et parfois même plus que dans les villes touristiques.

On s'est fait la réflexion d'ailleurs lorsque les gens nous aidaient dans le bus. Quand on veut découvrir l'Inde, plus particulièrement en seulement un mois, on passe par les villes clés avec les choses à voir les plus belles (Agra, Jodhpur, Varanasi...). Et tout le monde le fait. Donc moultes touristes. Donc moultes rapaces (qui ne vous parlent que pour vous vendre un truc). Donc au final si tu ne sors pas de ces villes ou que tu ne cherches pas le contact avec les locaux, tu n'as affaire qu'à des rapaces. Alors qu'une fois à Bombay, perdu dans plusieurs dizaines de millions d'habitants, les rapaces il y en a sûrement, mais ils sont plus éparpillés. Ca laisse le temps de rencontrer de chouettes personnes et de se sentir quand même bien dans une ville immensément immense.

Finalement 21h arrive et il faut manger puis aller faire dodo.

D'ailleurs je dis ça je dis rien mais le milk shake aux Oreo du restaurant "Le Café" à Chembur mérite presque un billet Paris > Mumbai. En seconde classe par contre.

Oui c'est pas très indien comme plat mais, comment vous dire, je fais ce que je veux ! Voilà c'est dit !


Gateway of India


"viens copain on va jouer au cricket"

cricket

taxi color

motos

université

trier les piments

Soyez bons.

Mounbai

Salut Mumbai,


Après 14h et quelques (on n'est pas à ça près) dans un bus sautillant sans suspension, nous voici à Mumbai (ou Bombay pour les intimes).

Et là énorme surprise : il neige !

Non je déconne il fait 34° et une humidité avoisinant les 135%. Prend ça dans les dents tonton.

Ici pas de rickshaw, interdit en centre-ville, c'est donc un taxi qui nous annonce que notre hôtel est à 25 kilomètres du centre.

Pas glop.

En connaisseur des taxis, et plus particulièrement des taxis indiens, on divise par deux. Mais il reste quand même une dizaine de kilomètre !

Tant pis, on est fatigué et il faut se débarrasser de ces sacs.

On file donc jusqu'à l'hotel pour se reposer bien tranquillement.


Soyez bons.