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mercredi 2 juin 2010

Derniers jours à Tokyo

Salut le poisson,


Le trajet entre Hiroshima et Tokyo, par un bus de nuit, est vite avalé.

Le bus est confortable, les aires d'autoroute plus propres qu'une clinique privée et bientôt nous foulons à nouveau le bitume de la capitale.

8h du matin, la fourmilière géante se met en marche, le métro se remplit, les trottoirs noircissent et les costards pullulent.

Retour à l'hôtel de notre précédent passage. Il pleut. Petite ballade l'après-midi. Noodles et au dodo.

Le lendemain il pleut à nouveau. Petite ballade l'après-midi puis le soir nous sommes invités chez une amie de l'amie qui connaît bien le fils de l'oncle de l'ami qui est aussi le cousin par alliance du beau-frère de la tante de son père. Pour le dîner.

Nous arrivons donc chez Françoise et Denis, un couple de français expatrié, qui adore recevoir des gens.

Apéritif de rigueur, chacun raconte son histoire, puis Denis rentre du travail et là...

BOEUF BOURGUIGNON, pommes de terre vapeur et Merlot Baron de Rotshild.

Le genre de moment où tu te demandes vraiment ce que tu es allé foutre si loin de ta maman.

On est reçu comme des rois et ça fait plaisir, dans ce pays où le contact social est... disons... timide.

Le ventre tendu et le sourire aux lèvres on rentre se coucher, vers minuit pour un réveil 4h plus tard, pour le marché des poissons.

On l'avait raté la première fois, maintenant pas moyen qu'il nous échappe.

Le premier métro est à 5h, nous sommes sur le pied de guerre.

On rencontre un Italien devant l'hôtel, il veut venir avec nous. Allé d'accord, viens.

Pourtant on est bien conscient qu'à 5h du mat' après une nuit de 4h, la compagnie d'un Italien c'est un peu comme se couper sciemment la peau entre les doigts.

Mais bon...

Le but du jeu est d'entrer dans la salle d'enchères des thons.

Mais le monsieur de la sécurité il veut pas.

Alors on se rabat sur les autres stands, c'est immense, la lumière est folle, l'ambiance aussi. Ca gueule, ça découpe, ça transpalette (si, si, c'est un verbe de premier groupe).

On en prend pleins les mirettes avant que le monsieur de la sécurité il nous dégage.

Après ça direction un parc dans la ville, un peu à la Central Park. Magnifique, calme, toujours fou de se dire qu'ici dans la plus grande ville du monde, tu peux faire une sieste au soleil après manger sur un banc, aux chants des oiseaux.

Alors comme nous on aime les trucs fous, béh on fait une sieste au soleil après manger sur un banc, aux chants des oiseaux.

Puis enchaînement : récupération de sacs à l'hôtel, métro + train + train pour rejoindre Narita et voler vers Sydney.


le parc dans Tokyo

encore le parc

Tokyo vu de l'hôtel de ville, immeubles à perte de vue

que je n'entende plus personne dire que les buildings ne sont pas des représentations phalliques...

marché des poissons, ça va trancher chérie !

Soyez bons.

mercredi 12 mai 2010

Tokyo des poissons

Salut les frippons,


Pour le réveil à l'aube c'est râpé comme le gruyère.

On verra les poissons un autre jour, de toutes façons moi j'aime pas les poissons.

On file de l'auberge à 10h pour la dernière journée de ce premier passage à Tokyo.

Nous reviendrons le 19 mai pour trois jours avant notre vol pour Sydney.

Le marché de poissons, le plus grand au monde (ça fait du bien de le rappeler), est immense.

On sent bien que le coup de bourre est passé mais on sent bien que ça doit décaper tôt le matin. On reviendra.

Puis on file à travers le quartier d'affaires de la ville en direction du Palais Impérial.

Il n'est visible que de l'extérieur et c'est bien dommage. Les jardins se visitent, eux, mais pas aujourd'hui... On reviendra.

Ensuite crochet obligatoire à l'Apple Store, pour baver et rêver un peu (voire beaucoup).

La journée se déroule sous la grisaille, on traverse des quartiers qui font penser à l'Upper East Side à New York : boutiques de luxe, chauffeurs, pas un papier par terre...

Cette ville est folle dans les contrastes qu'on y trouve, dans la multitude d'ambiances, dans sa grandeur et paradoxalement dans sa sérénité (on ne peut pas vraiment dire "calme").

Puis il est l'heure de récupérer les bagages à l'hôtel et de filer à la gare routière pour notre départ vers Kyoto.

Mais avant cela un rapide passage "pour voir" chez Muji, qui fait la taille d'un Ikea et dans un magasin genre Darty, qui fait la taille de la Part Dieu.

Instant geek : des clés USB de 256 gigas, des disques durs USB 3.0 et partout où il sera vendu une file d'attente pour commander l'iPad...

Un autre monde.

Nous arrivons bien à l'avance à la gare routière et on découvre "prendre le bus" à la Japonaise.

Chaque pays génère son expression : pisser à l'indienne (au milieu du trottoire), conduire à la Balinaise (sans casque et en tong sur un scooter à cinq personnes), cracher à la chinoise (en se raclant bruyamment les boyaux)...

L'expression pour le Japon, elle veut dire que tout est pensé, régulé, ordonné...

Pour le bus il y a un guichet d'enregistrement, une porte d'embarquement, un billet électronique, des classes de confort...

Un autre monde je vous dit !

Il est 23h30, nous "embarquons". Nous serons à Kyoto vers 7h demain matin.


urbain

Palais Impérial

samouraï

marché de poissons

couteaux sur le marché des poissons

Soyez bons.

dimanche 9 mai 2010

Salut les jaunes,


On ne change pas une équipe de merde. 9h sur le pont pour partir à l'assaut de Tokyo, volet 2.

Le programme aujourd'hui est centré sur l'ouest de la ville.

Premier stop au sanctuaire Meiji Jingu où les mariages en tenues traditionnelles vont bon train.

Rigolo de voir l'ancien à quelques pas de la vie moderne. 

Ensuite le parc Yoyogi, un genre de Parc de la Tête d'Or pour les lyonnais. Nous les parcs le dimanche, c'est comme les marchés, on peut rester des heures assis sur à banc, comme deux petits vieux, à se nourrir de tout ce qui se passe autour de nous.

Chorégraphie, gym, partie de badminton, foot, jogging et glandage sur les pelouses. Une tranche de vie japonaise.

A partir de là, on entre dans le dur, dans le Tokyo qui rigole pas. Celui qui veut être au top de la mode à n'importe quel prix.

On traverse Takeshita Dori, rue bondée de fashion victims et de rabatteurs. Pas glop. Mais marrant à voir.

On débouche sur un oasis de hype, le Tokyo bobo à Harajiku. Il fait beau, température idéal, les gens sont souriants. On voudrait venir faire du shopping là nous aussi le dimanche matin ! La seule condition c'est braquer un camion de la Brinks par contre. Et ça on sait pas faire.

Le quartier est bordé par la rue Omotesando, véritable Champs Elysée japonais avec des tours Chanel, Vuitton ou H&M. Fou, mais sans grand intérêt.

Il est l'heure de manger et on veut manger des sushis, pour faire original.

On trouve donc le resto conseillé sur un site internet et on s'installe.

Bien entendu le poisson est frais, bien entendu il est préparé devant nous et bien entendu se sont les meilleurs qu'on n'ai jamais mangé.

Mais est-ce vraiment nécessaire de le dire ?

Ca va je crâne, j'ai le droit quand même !

Y'a même des WC avec le jet d'eau qui nettoie les fesses. Mais qui les sèche pas. L'information vient de Jeanne, moi j'ai juste fait pipi et j'ai réussi à résister à la tentation d'appuyer sur le bouton quand même, pour voir !

Il reste encore moulte choses au programme, alors on décampe rapidos sous les cris des cuistots (ils gueulent à chaque entrée et sortie d'un client !).

On file vers le quartier Shibuya, avec son célèbre passage piéton (tapez "shibuya crossing" sur google et vous verrez).

C'est un genre de Time Square à la japonaise, avec des pubs immenses, des écrans géants et un monde incroyable.

Les célèbres Tour 109-1 (filles) et 109-2 (garçons) trônent sur les côtés, temples de la mode.

Puis on file à Roppongi où les BMW servent de Twingo et où les Porsche ne font même plus se retourner les enfants, déjà blasés.

Passage au Musée National, très beau bâtiment tout neuf, à Mid Town pour voir la Mori Tower (point de vue sur la ville à 270 mètres, pour plus tard) et Azabu-Juban, genre de petit village avec des terrasses de café et des commerces aux noms français.

Chaque coin de cette ville, chaque parcel de béton a son propre style, son identité tout en restant japonais dans les détails.

On réalise un peu en voyant ça qu'on aime notre confort et que nos repères - qui sont ici bien plus présents - nous manquent parfois.

Le parc Arisugawanomiya ("en un seul mot ?!") termine notre journée bien remplie.

Un gros dodo dans le métro et nous voilà à l'hôtel.

Il faut dormir, demain visite du plus grand marché de poissons du monde, forcément à l'aube.

Je vous l'ai déjà dit, on adore les trucs les plus grands du monde !


sushis

préparation de sushis

boutique (tout à 700 yen parce que c'est de l'occasion !)

Gilbert Montagnié en chien

gosse + eau = bon dimanche

Shibuya crossing

métro

Champs Elysée du Japon

hype

mariage

Soyez bons.

Tokyo Jour 1

Salut les bols de riz,


Vers 9h nous quittons l'hôtel, encore un peu sous le choc de notre nuit à même le sol sur un matelas épais comme un magazine féminin sans publicité.

Ca veut dire un matelas très mince.

Direction le quartier d'Ueno, pas loin de là, pour commencer trois jours de visite de Tokyo.

Décrire le Japon c'est assez complexe. On se l'ai dit plusieurs fois aujourd'hui avec Jeanne : on adore ce pays.

Mais comment vous le faire passer à vous, lecteurs ? C'est un ensemble de petites choses, parfois impalpable à l'oeil ou à l'oreille.

Jeanne m'a dit "tu n'as qu'à leur dire de venir, ils verront".

C'est pas con, mais c'est déroger à ma volonté de vous conter, coûte que coûte et même si ça vous emmerde, la beauté de ce que nous vivons.

Alors j'ai cherché dans ma tête, et une fois localisé le cerveau j'ai trouvé la phrase suivante : le Japon c'est l'Allemagne de l'Asie.

Et alors attention, parce qu'au début j'avais trouvé : le Japon c'est l'Allemagne en Asie. Mais vous en conviendrez, la liaison donne une blague d'un mauvais goût certain.

Pour ceux qui ne serait jamais allé Outre Rhin (notez mon souci d'éviter les répétitions) il faut vous imaginer un pays propre, calme, sûr et où on attend que le bonhomme soit vert pour traverser la rue, comme ce que maman disait quand on l'écoutait encore.

Et puis il faut s'imaginer l'Asie, avec ses codes, ses sons, ses odeurs, ses traditions et ses manières de vivre.

Pour moi le Japon c'est un mix du meilleur de l'Europe (disons qu'on peut étendre à la Scandinavie et l'Allemagne) et du meilleur de l'Asie.

Tout semble pensé, réfléchi. On a le sentiment que l'efficacité est partout.

Je ne sais pas si c'est le fait que nous soyons samedi, mais l'ambiance est reposante.

C'est assez fou de songer qu'autant de monde puisse vivre ici (environ 6000 personnes au kilomètre carré) et qu'on se sente aussi bien partout où l'on se trouve.

On commence par le Parc Ueno pour se réveiller en douceur, on croise quelques vieux qui font leur gym, quelques clochards aussi, mais toujours très propres sur eux !

On file ensuite vers un cimetière, pas très gai mais ça raconte aussi des choses sur le pays. Et c'est beau.

Puis entre temples et sanctuaires on déambule jusqu'à trouver la rue Ameyoko, joyeux bordel très propre d'étalage de poissons, de chaussures, de vêtements et de fruits.

Ca sent bon, c'est vivant mais toujours très parfait !

Plus loin Asakusa, pas inoubliable, sur-bondée, se termine par un temple magnifique mais malheureusement en rénovation.

Devant chaque temple on trouve un panneau où sont accrochés des petites planches en bois sur lesquelles les gens inscrivent leurs voeux. Chouette.

Ensuite nous passons rapidement à Asahi, un immeuble dessiné par Stark qui représente une chope de bière. Moui.

Pour terminer, déjà une bonne dizaine d'heure que nous marchons, nous passons par Akihabara, le quartier de l'électronique à Tokyo.

Les magasins sont immenses, on y trouve de tout à prix défiant aucune concurrence. Le Japon est cher et on le voit bien ici !

La démesure japonaise se trouve ici, les derniers gadgets aussi.

Plus loin c'est le quartier des instruments de musique, avec la même conduite que pour tout : quitte à avoir une activité, autant avoir du matériel dernier cri.

C'est valable pour le sport, la high tech, la musique et le reste.

Paumé au milieu de tout ça Nicholai Do, une église orthodoxe de style byzantin (c'est le guide qui le dit). Reposante, avec sa chorale de petites mémés.

Repus on mange nos noodles dans la "semi double room" (en gros "presque chambre double") et on s'endort comme des bébés.

Demain pareil, mais ailleurs.


poissons

Uni Qlo, genre de Muji... bien rangé...

ça gratte

lampions

euh... un monstre ? en arrière plan je parle...

noodles magiques

le noir : la chope et le or : la mousse...

une rue

le Japon on te dit

planches à voeux

Soyez bons.

Arrivée à Tokyo

Salut les Jap,


Changer de pays c'est un peu changer de maison.

Changer de règles, de repères, d'habitudes, de monnaie et aussi bien sûr de langue.

Parfois le changement ne se ressent pas. Exemple entre l'Inde et le Népal. Le petit n'ayant pas assez de force pour s'affranchir du grand.

Je laisse aux fins tacticiens de la géopolitique que vous êtes le soin de retrouver qui est le grand et qui est le petit.

Parfois le changement prend la forme d'une claque, dans le bon ou le mauvais sens. Exemple entre l'Afrique du Sud et Hong Kong.

Cette fois c'est le Japon, qui termine l'ère que l'on appelle désormais "riz poulet" et commence celle des pays riches.

Un pays de transition finalement.

Nous arrivons donc à Tokyo Narita en milieu d'après-midi, après une nuit pourrie dans l'aéroport de Hong Kong, qui n'a été qu'un long orage bruyant.

Il nous faut : trouver un hôtel, trouver un moyen de transport entre les trois villes que nous voulons voir (Tokyo, Kyoto et Hiroshima) et apprivoiser le contexte.

Une petite heure et quelques dizaines d'euros en moins, nous voilà fin prêts.

L'hôtel dans lequel nous avons posé les sacs est simple, la chambre petite mais pas chère et dans un quartier calme (pas très loin d'Ueno). Alors ça va.

Il faut dormir, demain on visite la plus grande ville du monde (je vous juuuuure 37 millions de personnes) !


Soyez bons.

Si jeune et déjà poney

Salut les nippons,

Nous sommes au Japon depuis avant hier et c'est bien.
Je posterai ce soir les photos de notre visite d'hier et de celle d'aujourd'hui.
Et un peu de texte aussi.
Nous savons (de Marseille) où dormir, nous mangeons bien et même si le temps n'est nippon ni mauvais on reprend goût à la visite.
Pour les jeux de mots, il fallait que je les place, désolé.

Soyez bons.