mercredi 2 juin 2010

Byron Bay

Salut les oufs,


La claque.

Dans ta gueule.

Pan.

On se lève, le temps de s'habiller et le soleil éclate à l'horizon face à nous.

Le parking se trouve en surplomb d'une baie, avec des maisons immenses tout en baies vitrées, et le soleil se lève pile sur l'océan devant nos yeux encore collés (et avec du caca sur les côtés).

Silence.

Puis bientôt il pleut, alors on s'en va pour rejoindre Byron Bay.

Le moteur coupé la pluie s'arrête, pratique.

On descend voir la plage. IMMENSE. Cinq voire six personnes et autant de chiens répartis sur plusieurs kilomètres de plage.

On s'assoit et on profite.

L'étape d'après, Nimbin, est une joyeuse farce. Un village de babacools, perdu dans la campagne australienne.

"Les commerces n'ouvrent qu'à 10h" nous informe l'office du tourisme. Tout ici parle de weed et de joints.

Tout le monde semble éclaté et tout mou. On ricane.

Même le plan de la ville est psychédélique. Back to sixties !

Quelques dizaines de bornes en Abbamobile et nous atterrissons à Surfers Paradise (si, si, c'est vraiment le nom de la ville).

Gros buidings, béton, béton, béton mais plage de folie. Lacanau peut se rhabiller. Et la Côte d'Azur n'en parlons pas. "Ouais mais moi je connais des criques en Corse...". Ta gueule.

On se croirait à Miami.

On bronze un peu, on profite du wifi à Mac Do puis on trace pour s'approcher de Brisbane, que nous visiterons demain.



la photo de base à Surfers Paradise


Nimbin

réflexion

la plage de Byron Bay

lever de soleil qui fait chialer

Soyez bons.

Balina

Salut le sable,


Encore un matin. Encore un lever de soleil sur une plage.

La plage d'une rivière, ça c'est pour le côté "on fait pas tous les jours pareil".

On est seul au monde, on boit le café en profitant des premiers rayons. L'ultime kiffe.

Puis à bord de l'Abbamobile on tire droit vers le nord, jusqu'à Coffs Harbour pour le repas du midi.

Les étendues qu'on traverse sont magnifiques, on croise des couleurs dingues avec l'hiver qui arrive (on appelle ça l'automne même).

Le "soir" (c'est fou ce conditionnement de penser que dès qu'il fait noir c'est le soir et qu'on doit dormir !) on arrive à Balina.

Repas sur le bbq puis on se couche sur le parking d'un point de vue.

Il ne reste plus qu'à attendre 6h30.


l'Abbamobile

lever de soleil sur la rivière

Soyez bons.

The Entrance

Salut les vagues,


Vers 6h30, notre nouveau rythme, réveil sur un lever de soleil sur la mer.

Oui on est des gitans, mais ça a du bon d'être un gitan. 

Devant nous, une plage immense, nickel et un océan pleins de vagues.

Petit déjeuner en regardant le spectacle, puis promenade sur la plage.

Les Australiens se lèvent tôt eux aussi, certains viennent même surfer avant d'aller bosser.

Faut aimer l'eau froide. Ici c'est l'hiver.

On roule vers le nord, en passant par The Entrance, une lagune immense.

Premier contact avec les aires de pic nic australiennes, mieux équipées que ta cuisine : BBQ, point d'eau, toilettes, tables et pélicans.

Les pélicans c'est juste pour celle là.

On continue de rouler jusqu'à Tea Garden où nous décidons de dormir.

La grande surface du coin se transforme en eldorado carnassier : deux énormes steaks de boeuf pour une petite poignée de dollars.

Fini le poulet, fini le riz et les baguettes.

Ce soir c'est steaks (et pas haché, du vrai, de compétition), pâtes et fourchettes !



préparation de pic nic

pélicans

surfer dans le tube

surfer avant le tube

Soyez bons.

Blue Mountains

Salut le bush,


L'avantage de se coucher à 20h30, c'est que vers 7h tu es d'attaque.

Ici la nuit tombe à 17h30 maxi et s'en va vers 6h.

Notre van, un Mitsubishi, est tout équipé : un vrai lit deux places, une kitchenette avec évier, un brûleur à gaz, une réserve d'eau de 15 litres et une glacière.

Deux gros coffres servent de rangement, de banquettes pour manger et d'extrémités au lit. Le milieu, lui, est tantôt lit tantôt table.

Voilà pour les aspects techniques de la bête qui consomme 10 litres au cent, nous obligeant à ne jamais dépasser les 90 km/h.

Il est peint aux couleurs du groupe Abba, avec marqué en gros derrière en anglais : un pet d'oeuf, tu sais que c'est mal, mais ça fait tellement de bien.

Tout en finesse.

Ici les Wicked Camper (la marque du loueur) sont connus comme le loup blanc. On nous klaxonne, on nous prend en photo, on se salue et c'est marrant.

De bon matin donc, on déjeune au soleil, toujours seuls dans notre forêt.

Puis on file visiter le parc en marchant, vers des points de vue incroyables. Des falaises et de la forêt à perte de vue. Fou.

Après un passage au Three Sisters nous traçons vers Avoca Beach, pour notre première nuit urbaine.

Sur un parking désert face à la mer, on s'endort au son des vagues.


un bout des Three Sisters et la forêt

les Three Sisters

le One Brother

la One Sister

Soyez bons.

Arrivée Australie

Salut l'Australie,


Bienvenue à Sydney : il pleut, les personnes censées nous aider au point info sont de véritables connasses et le shuttle bus semble ne jamais vouloir démarrer.

On en a vu d'autres et des biens pires, on ronge notre frein et on se détend.

Une poignée d'heure plus tard nous avons fait les courses, acheté une carte routière, récupéré le van et nous déjeunons sur une aire de pic nic dans Sydney.

On est paré. L'oeil belliqueux, la bave aux commissures et le pied bien au fond du plancher, on file pour 3 semaines de routes vers Cairns.

Maintenant il ne pleut plus et la boussole de Gégé nous aide à suivre l'itinéraire fourni par Benjo.

On arrive en fin de journée au Parc National des Blue Mountains.

Personne à l'entrée. OK.

Personne pour faire payer le camping. OK.

Au milieu de la fôret, dans notre van, avec notre paquet de pâtes et du bois.

Un peu déboussolé avouons-le, nous étions au Japon il y a deux dizaines d'heures. On apprécie.

Et à la question : peut-on raisonnablement considérer qu'il est possible de faire cuire des pâtes sur un feu de bois, la réponse est oui.

Ensuite il faut dormir, il est déjà 20h30...


premier repas dans le van

faire bouillir l'eau sur du feu

la blague (les pets d'oeufs, c'est mal, mais c'est si bon)

Soyez bons.

Derniers jours à Tokyo

Salut le poisson,


Le trajet entre Hiroshima et Tokyo, par un bus de nuit, est vite avalé.

Le bus est confortable, les aires d'autoroute plus propres qu'une clinique privée et bientôt nous foulons à nouveau le bitume de la capitale.

8h du matin, la fourmilière géante se met en marche, le métro se remplit, les trottoirs noircissent et les costards pullulent.

Retour à l'hôtel de notre précédent passage. Il pleut. Petite ballade l'après-midi. Noodles et au dodo.

Le lendemain il pleut à nouveau. Petite ballade l'après-midi puis le soir nous sommes invités chez une amie de l'amie qui connaît bien le fils de l'oncle de l'ami qui est aussi le cousin par alliance du beau-frère de la tante de son père. Pour le dîner.

Nous arrivons donc chez Françoise et Denis, un couple de français expatrié, qui adore recevoir des gens.

Apéritif de rigueur, chacun raconte son histoire, puis Denis rentre du travail et là...

BOEUF BOURGUIGNON, pommes de terre vapeur et Merlot Baron de Rotshild.

Le genre de moment où tu te demandes vraiment ce que tu es allé foutre si loin de ta maman.

On est reçu comme des rois et ça fait plaisir, dans ce pays où le contact social est... disons... timide.

Le ventre tendu et le sourire aux lèvres on rentre se coucher, vers minuit pour un réveil 4h plus tard, pour le marché des poissons.

On l'avait raté la première fois, maintenant pas moyen qu'il nous échappe.

Le premier métro est à 5h, nous sommes sur le pied de guerre.

On rencontre un Italien devant l'hôtel, il veut venir avec nous. Allé d'accord, viens.

Pourtant on est bien conscient qu'à 5h du mat' après une nuit de 4h, la compagnie d'un Italien c'est un peu comme se couper sciemment la peau entre les doigts.

Mais bon...

Le but du jeu est d'entrer dans la salle d'enchères des thons.

Mais le monsieur de la sécurité il veut pas.

Alors on se rabat sur les autres stands, c'est immense, la lumière est folle, l'ambiance aussi. Ca gueule, ça découpe, ça transpalette (si, si, c'est un verbe de premier groupe).

On en prend pleins les mirettes avant que le monsieur de la sécurité il nous dégage.

Après ça direction un parc dans la ville, un peu à la Central Park. Magnifique, calme, toujours fou de se dire qu'ici dans la plus grande ville du monde, tu peux faire une sieste au soleil après manger sur un banc, aux chants des oiseaux.

Alors comme nous on aime les trucs fous, béh on fait une sieste au soleil après manger sur un banc, aux chants des oiseaux.

Puis enchaînement : récupération de sacs à l'hôtel, métro + train + train pour rejoindre Narita et voler vers Sydney.


le parc dans Tokyo

encore le parc

Tokyo vu de l'hôtel de ville, immeubles à perte de vue

que je n'entende plus personne dire que les buildings ne sont pas des représentations phalliques...

marché des poissons, ça va trancher chérie !

Soyez bons.

Mise à jour

Salut à toi,


Voilà une semaine déjà que nous sommes en Australie, force met de constater qu'il est difficile d'y tenir un blog.

Les prises sont rares, le temps aussi et Internet payant ou d'une lenteur féroce lorsqu'il est gratuit.

Aujourd'hui, mardi 1er juin, la pause pic nic est agrémentée de deux prises de courant en plus du traditionnel barbecue électrique.

L'occasion de tester mon nouveau jouet, une tondeuse, et de rattraper le temps perdu sur le blog.

Tout du moins en partie.

Nous nous étions donc arrêté à Hiroshima, avant-dernière étape japonaise avant le changement de continent.

C'est donc de là que nous reprendrons.


Soyez bons.